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BRUSSELS STUDIES INSTITUTE

Piétonnier

L’année 2021 a vu l’achèvement des travaux de transformation des boulevards centraux de Bruxelles en zone piétonne, au terme d’un processus qui a duré environ six ans. Cette étude, réalisée pour Bruxelles Mobilité, visait à suivre et à comprendre les répercussions de la piétonnisation sur les comportements des « usagers » du centre-ville de Bruxelles en matière de déplacement. Trois groupes cibles (habitants de l’aire urbaine de Bruxelles, personnes travaillant dans le Pentagone et visiteurs de la zone piétonne) ont été interrogés à deux moments : 2017 et fin 2021/début 2022.

Nous résumons ci-dessous les résultats les plus importants. Il convient de garder à l’esprit que depuis 2020, les comportements en matière de déplacement sont fortement influencés par la pandémie de Covid-19.

D’après les résultats des enquêtes de la deuxième phase, la plupart des personnes fréquentent le piétonnier pour des raisons de loisirs, par exemple pour flâner ou faire du shopping. Les transports publics, en particulier le métro, le tramway et le prémétro, constituent le moyen le plus prisé pour se rendre au centre-ville. Il s’agit du mode de déplacement privilégié par 57 % des habitants et par 42 % des navetteurs. La voiture est le deuxième moyen de transport le plus utilisé, surtout par les navetteurs qui vivent dans la proche périphérie de la région bruxelloise. Parmi les personnes interrogées lors de leur passage sur place (visiteurs), seules 12 % étaient venues en voiture.

Les tendances en matière de transfert modal entre 2017 et 2021 diffèrent selon les groupes étudiés. Au sein des habitants, le niveau de recours au métro, au prémétro et au tram est resté stable, mais l’utilisation du bus et de la voiture a diminué. Les passants du piétonnier prennent moins souvent le bus, mais leur utilisation du métro, du prémétro et de la voiture a fortement augmenté. Chez les navetteurs, l’utilisation de tous les moyens de transport public a reculé, tandis que celle de la voiture a augmenté et que le recours au vélo a à peu près doublé. Ces observations s’inscrivent dans les tendances générales témoignant de l’incidence de la pandémie sur les comportements en matière de déplacement.

Depuis 2017, le soutien en faveur de la piétonnisation a progressé et il y a désormais davantage de personnes favorables que de personnes défavorables à un boulevard Anspach sans voitures. Le soutien est plus marqué chez les personnes habitant à proximité, et plus faible chez celles qui vivent dans la proche périphérie de la région bruxelloise. Le taux d’approbation de la piétonnisation est d’autant plus important que le rythme de fréquentation du centre-ville est élevé. Toutefois, pour ce qui est d’approuver la piétonnisation, le fait de se déplacer habituellement en voiture ou non constitue le principal facteur déterminant. Les personnes qui ont l’habitude de prendre la voiture pour se rendre dans le centre-ville sont bien moins favorables à la piétonnisation que celles qui se déplacent par tout autre moyen.

Si les adeptes de la voiture se montrent globalement critiques à l’égard de la piétonnisation, leur avis quant à la facilité d’accéder à leur destination et à la signalisation des parkings est devenu plus positif. La grande majorité des personnes qui se déplacent habituellement en transports publics estime qu’il leur est facile d’atteindre leur destination.

La plupart des gens sont favorables à la piétonnisation et portent un regard positif sur le nouvel aménagement du boulevard Anspach. Ceci étant, la sécurité personnelle et la propreté restent problématiques. La majorité des personnes interrogées indiquent qu’elles évitent certains endroits du boulevard Anspach pour ne pas être importunées, de jour comme de nuit. En revanche, la satisfaction quant à la qualité des trottoirs, des magasins, des bars et restaurants, des espaces verts et des endroits où s’asseoir a considérablement augmenté.

Vous trouverez le rapport complet ici.

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